Je forcerais à peine le trait en disant qu’il y a trois mots qui me mettent immédiatement en alerte dans la vie pro: playbook, framework et benchmark. Non parce qu’ils seraient inutiles, mais parce qu’ils servent trop souvent de raccourcis vers une efficacité apparente. Ils permettent de structurer l’action avant même d’avoir correctement formulé le problème.
À l’échelle de l’exécution, c’est utile. Mais lorsque des dirigeants répondent à des problèmes de marché, de positionnement ou d’organisation par un framework supplémentaire, cela indique souvent qu’ils sont restés au niveau de l’exécution. Un framework peut organiser une réponse. Il ne peut pas décider si la question est la bonne.
Pour gagner, il faut parfois remonter aux first principles. J’ai vu cette démarche une seule fois dans ma carrière. Ce n’était d’ailleurs pas en marketing.
Très bonne synthèse, hyper en phase avec ça. Ce sont souvent des réducteurs pour gagner du temps quand on n’a pas d’input réel. Et oui le Marketing c’est presque l’inverse du first principles souvent, j’ai d’ailleurs un papier en cours là-dessus, je vais le pousser la semaine prochaine.
On est sur une discipline de connaissances accumulées avec des codes construits et on a créé des réflexes pas toujours calés sur la réalité; réflexes qu’on doit parfois essayer d’ouvrir pour voir ce qu’il y a dedans dans notre contexte. :)
A la décharge des CMO & co : les employeurs font la même chose, ils veulent “quelqu’un qui a fait” aka un playbook. Souvent la cause de l’erreur de recrutement d’ailleurs.
Et je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles tant de recrutements senior déçoivent. Les entreprises cherchent quelqu'un qui a déjà appliqué un playbook avec succès, alors qu'elles devraient chercher quelqu'un capable de diagnostiquer une situation nouvelle. Elles recrutent une réponse avant d'avoir validé la question.
C'est exactement ce qui m'a amené à écrire mon dernier article sur la fin des best practices. L'idée centrale est qu'avant de choisir un framework, il faut comprendre la nature du problème. Certains se prêtent aux bonnes pratiques, d'autres demandent surtout d'explorer, d'expérimenter et d'apprendre. Le danger, c'est d'appliquer un playbook conçu pour un monde stable à une situation qui ne l'est plus.
Je forcerais à peine le trait en disant qu’il y a trois mots qui me mettent immédiatement en alerte dans la vie pro: playbook, framework et benchmark. Non parce qu’ils seraient inutiles, mais parce qu’ils servent trop souvent de raccourcis vers une efficacité apparente. Ils permettent de structurer l’action avant même d’avoir correctement formulé le problème.
À l’échelle de l’exécution, c’est utile. Mais lorsque des dirigeants répondent à des problèmes de marché, de positionnement ou d’organisation par un framework supplémentaire, cela indique souvent qu’ils sont restés au niveau de l’exécution. Un framework peut organiser une réponse. Il ne peut pas décider si la question est la bonne.
Pour gagner, il faut parfois remonter aux first principles. J’ai vu cette démarche une seule fois dans ma carrière. Ce n’était d’ailleurs pas en marketing.
Très bonne synthèse, hyper en phase avec ça. Ce sont souvent des réducteurs pour gagner du temps quand on n’a pas d’input réel. Et oui le Marketing c’est presque l’inverse du first principles souvent, j’ai d’ailleurs un papier en cours là-dessus, je vais le pousser la semaine prochaine.
On est sur une discipline de connaissances accumulées avec des codes construits et on a créé des réflexes pas toujours calés sur la réalité; réflexes qu’on doit parfois essayer d’ouvrir pour voir ce qu’il y a dedans dans notre contexte. :)
A la décharge des CMO & co : les employeurs font la même chose, ils veulent “quelqu’un qui a fait” aka un playbook. Souvent la cause de l’erreur de recrutement d’ailleurs.
Et je pense que c'est l'une des raisons pour lesquelles tant de recrutements senior déçoivent. Les entreprises cherchent quelqu'un qui a déjà appliqué un playbook avec succès, alors qu'elles devraient chercher quelqu'un capable de diagnostiquer une situation nouvelle. Elles recrutent une réponse avant d'avoir validé la question.
C'est exactement ce qui m'a amené à écrire mon dernier article sur la fin des best practices. L'idée centrale est qu'avant de choisir un framework, il faut comprendre la nature du problème. Certains se prêtent aux bonnes pratiques, d'autres demandent surtout d'explorer, d'expérimenter et d'apprendre. Le danger, c'est d'appliquer un playbook conçu pour un monde stable à une situation qui ne l'est plus.